Découvrez comment le crowdfunding transforme l'investissement responsable et les énergies renouvelables en Italie face aux défis écologiques.
Nous explorons ensemble le cadre réglementaire européen et, plus spécifiquement italien, l’investissement responsable et le développement des EnR (énergies renouvelables). Pour cela, nous étudions les mécanismes du financement participatif appliqué aux projets énergétiques italiens, ses avantages pour les investisseurs français et les porteurs de projets, ainsi que les défis à relever pour faire d’Enerfip Italia l’acteur de l’investissement responsable dans son pays.
En bref, nous décryptons les dynamiques du marché italien et les perspectives de croissance du crowdfunding !
Saviez-vous que l’Accord de Paris vise à limiter le réchauffement climatique en-deçà de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels ? Chacun des signataires s’est engagé à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre afin de maintenir le réchauffement climatique entre 2 degrés et 1,5 degré à horizon 2100. Pour atteindre ce résultat, les politiques et l’économie doivent accélérer la transition vers des modèles plus durables. Nous devons apprendre à concilier préservation de notre planète, ainsi que développement économique durable et inclusif.
Dans cette optique, les gouvernements et entreprises intensifient leurs efforts pour décarboner l’économie. D’une part, la transition vers les énergies renouvelables se révèle essentielle pour remplacer progressivement les énergies fossiles. Il s’agit du phénomène d’adaptation. D’autre part, le développement technologique joue un rôle crucial pour permettre de gagner en efficacité énergétique. On appelle cette phase l’atténuation.
Le secteur financier, quant à lui, ne fait pas exception ! Il est plus que jamais nécessaire de repenser les solutions d’investissement afin d’inciter les investisseurs à orienter leurs placements vers des projets plus durables et respectueux de l’environnement.
Enerfip !
Avant d’aller plus loin, il est primordial de comprendre les fondements et objectifs de la politique environnementale de l’UE (Union européenne). Depuis l’Acte unique européen de 1986, qui prévoyait pour la première fois une compétence spécifique de l’UE sur le plan environnemental, les écrits en faveur du développement durable se sont multipliés, en faisant un pilier central des législations européennes. Le traité de Maastricht (1992), d’Amsterdam (1997) et de Lisbonne (2007) marquent de nouvelles étapes clés pour lutter contre le changement climatique et renforcer la place de l’environnement dans les politiques européennes. La Convention sur la diversité biologique (1992) et l’Accord de Paris (2016) sont les preuves que l’UE aligne ses politiques avec ses engagements pris sur la scène internationale.
Aujourd’hui, le 8ᵉ programme d’action pour l’environnement guide l’action environnementale de l’UE pour la période 2021-2030. Ses 6 priorités se résument en :
Pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, l’UE s’aligne sur les 17 ODD. Considérés comme une feuille de route à suivre pour la mise en œuvre de l’Agenda 2030, ils couvrent un vaste panel de questions de développement dans le but de trouver un équilibre entre le progrès économique, la protection de l’environnement et le bien-être social. Mais ce n’est pas tout ! En parallèle, l’UE a mis en place un solide cadre réglementaire évolutif (taxonomie européenne, SFDR, CSRD…) afin de promouvoir les infrastructures vertes et encourager l’intégration des critères ESG (Environnement, Social et Gouvernance). Le Rapport Draghi, présenté en septembre 2024, fait d’ailleurs référence à la nécessité d’un plan d’investissement ambitieux pour soutenir les transitions verte et numérique en Europe.
Saviez-vous que l’Union européenne avait atteint son premier objectif de 20 % d’énergies renouvelables dans sa consommation finale en 2020 ? Chaque État membre s’était engagé à atteindre un objectif propre d’énergies renouvelables dans la consommation totale de leur pays. La Suède visait 49 %, tandis que Malte, 10 % et la France 23 %, par exemple. Chaque participant ayant respecté ou dépassé leurs engagements – excepté la France avec un retard de 3,9 points de pourcentage par rapport à sa cible – l’UE a dépassé son objectif global avec une part de 22,1 % d’énergies renouvelables en 2020.
Pour 2030, l’UE s’est fixée d’atteindre les 42,5 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique. Pour ce faire, elle a dédié 30 % du budget 2021-2027 et 37 % du plan de relance européen à la lutte contre le changement climatique. Par ailleurs, une série de mesures dans la lignée du Pacte vert viennent renforcer la transition énergétique à l’échelle des États membres. Pour en citer quelques-unes :
Une fois son ambition 2030 réussie avec succès, l’Union européenne mettra de nouveaux moyens en place pour atteindre la neutralité climatique en 2050. (autant d’émissions absorbées qu’émises). Affaire à suivre…
En 2023, l’Italie a produit 256 TWh d’électricité et consommé 287 TWh. Cet écart entre sa production et sa consommation souligne sa dépendance aux approvisionnements extérieurs nécessitant l’importation de 8 % de son électricité.
Malgré des investissements croissants dans les énergies renouvelables, les combustibles fossiles dominent encore son mix énergétique à hauteur de 61 % (principalement via le gaz naturel). Cette forte dépendance aux énergies fossiles confère à l’Italie l’une des intensités carbone les plus élevées d’Europe occidentale, supérieure à celle de la France et des pays nordiques.
À l’heure actuelle, les énergies renouvelables contribuent à hauteur de 39 % à la réduction des émissions, mais cette part est inférieure à celle des autres pays d’Europe occidentale. C’est pourquoi, l’Italie souhaite accélérer le développement de cette filière qui lui confèrerait souveraineté énergétique et amélioration de l’intensité carbone.
Bien évidemment, la transition énergétique italienne s’accompagne de quelques défis comme le fait que le pays affiche l’un des prix de l’électricité les plus élevés de l’UE. Pourquoi ? Notamment, en raison de son isolement relatif du réseau énergétique continental et de sa dépendance au gaz importé. Par ailleurs, les investissements dans les infrastructures renouvelables et la modernisation du réseau, bien qu’indispensables, contribuent également à la hausse des prix, qui devraient se stabiliser à terme.
Historiquement, l’énergie solaire est la principale technologie utilisée dans le secteur des énergies renouvelables en Italie. Aujourd’hui, elle produit 35 GW et vise 79 GW en 2030. Dans cette optique, le gouvernement, qui veut accélérer le déploiement du photovoltaïque, a mis en place des réformes visant à simplifier les procédures administratives et réduire les obstacles bureaucratiques.
Les programmes d’aides tels que FER X et Bando Agrivoltaico continuent, quant à eux, de soutenir le développement de l’énergie solaire, en mettant surtout l’accent sur l’agrivoltaïsme, qui allie production agricole et installations photovoltaïques.
Tout comme pour l’énergie photovoltaïque, l’Italie accélère aussi le développement de l’éolien en simplifiant les procédures d’autorisation pour les projets terrestres et offshores. Elle ambitionne d’atteindre les 28,1 GW en 2030, tandis qu’aujourd’hui, elle est à 13,5 GW.
Afin d’accompagner cette expansion, d’importantes mises à niveau du réseau électrique sont en cours, tout particulièrement dans les régions méridionales et les zones côtières, où le potentiel éolien est le plus élevé. Les projets éoliens terrestres se concentrent, pour leur part, dans le sud du pays et les régions montagneuses.
En raison de l’ambitieux plan d’intégration des sources d’énergie renouvelables (SER) dans le réseau, le BESS est une technologie incontournable pour gérer l’intermittence des énergies renouvelables, assurer la stabilité du réseau et réduire la dépendance à l’égard des importations d’énergie.
2024 marque d’ailleurs une avancée significative pour l’Italie, qui se positionne à la deuxième place avec 11 % de la capacité totale de stockage par batteries résidentielles déployée en Europe. Elle compte désormais 518 950 systèmes de stockage liés à des projets d’énergie renouvelable, contre seulement 653 en 2015. Parmi les projets emblématiques de cette année, un BESS autonome de 200 MW (805 MWh) a été mis en service à Udine.
Pour soutenir ces investissements, l’Italie a aussi mis en place plusieurs mécanismes d’incitation.
Le programme MACSE (Meccanismo di Approvigionamento di Capacità di Stoccaggio Elettrico) permet d’attribuer des contrats de 15 ans via des enchères concurrentielles, promettant des flux de revenus prévisibles pour sécuriser les investissements dans les projets BESS.
Le marché des capacités garantit la fiabilité du réseau en rémunérant les fournisseurs d’énergie, y compris les opérateurs de BESS, pour leur disponibilité pendant les périodes de pics de demande. Il prévoit aussi des incitations financières annuelles pour les nouvelles installations et les infrastructures existantes.
Comme les autres pays de l’Union européenne, l’Italie s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effets de serre d’au moins 55 % avant 2030 et atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Pour y parvenir, la première ministre italienne, Giorgia Meloni, déploie une stratégie de diversification énergétique, en collaboration avec des pays africains. Ce partenariat a pour but de renforcer leur coopération autour de la sécurité énergétique, de la formation des jeunes et du déploiement des énergies renouvelables.
Parallèlement, elle mise sur le doublement de la part des sources renouvelables au sein-même du pays ! L’action clé pour atteindre les objectifs du PNIEC (Piano Nazionale Integrato per l’Energia ed il Clima) est d’installer 131 GW de capacité renouvelable en 2030 notamment par le biais d’installations photovoltaïques et éoliennes.
Parfaitement alignée avec nos ambitions et valeurs, l’Italie a été une évidence pour nous qui voulons rendre accessible à tous l’investissement vert. À partir de 10 € seulement, vous pouvez investir la somme de votre choix sur des projets de production d’énergie renouvelable, d’efficacité énergétique ou de mobilité durable en France ou à l’international.
Enerfip Italia, comme les autres succursales du Groupe Enerfip, a pour ambition de devenir leader de l’investissement responsable dédié aux énergies renouvelables dans son pays. Pour ce faire, elle projette des objectifs ambitieux à court, moyen et long terme.
D’ici trois ans, Enerfip Italia vise une montée en puissance significative et ambitionne de proposer un projet de financement participatif chaque mois, vous offrant ainsi une régularité d’investissements et une belle offre de diversification.
Bien plus qu’une plateforme de financement participatif, Enerfip vous propose une épargne compétitive, transparente et vertueuse au service de la transition énergétique. En rendant positif et vertueux l’impact de vos investissements, vous participez à la décarbonation des produits d’épargne.
À nos côtés, vous investissez dans la transition énergétique, directement sur des projets de production d’énergie renouvelable, d’efficacité énergétique ou de mobilité durable. Performantes, diversifiées et en circuit-court avec les projets et les porteurs de projets, nos offres contribuent activement à la promotion d’un modèle de société décarbonée et une belle rentabilité financière.
Si vous êtes intéressé par notre plateforme de financement participatif dédiée à la transition énergétique, prenez sans plus attendre rendez-vous avec le pôle Relation Investisseurs !
N’hésitez pas à contacter le Service Relation Investisseurs d’Enerfip afin d’être accompagné dans vos démarches.
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